Flux
Articles
Commentaires

Les 4 & 5 février 2010, le Forum Netexplorateur a réuni au Sénat 600 décideurs du monde de l’entreprise, des institutions et des médias, tous confrontés aux innovations du numérique et d’Internet.

Netexplorateur, c’est :

600 décideurs

100 usages émergents mondiaux (Palmarès Netexplorateurs 100)

50 institutions et entreprises participantes

10 Lauréats Netexplorateur

Véritable synthèse d’une année d’observation des usages émergents de l’Internet dans le monde, le Forum NETEXPLORATEUR réunit des pionniers et les innovateurs les plus prometteurs, lauréats internationaux du palmarès NETEXPLORATEUR de l’année. Ils délivrent, en avant-première, des clés de compréhension des nouvelles tendances qui vont durablement impacter les entreprises, les gouvernances publiques et privées et l’ensemble de la société.

L’exclusivité de ces rencontres, la présence de personnalités de premier plan de la culture numérique et de l’Internet mondial, et la logique de sélectivité des participants, contribuent à faire du forum NETEXPLORATEUR le Davos du numérique français.

Pendant les onze mois qui ont précédés ce Forum 2010, le réseau des 200 capteurs internationaux de l’Observatoire NETEXPLORATEUR issu du domaine académique, technologique et médias-communication a travaillé à l’identification des initiatives numériques mondiales les plus prometteuses.

Cette édition a notamment mis à l’honneur la réalité augmentée.

En attendant la sortie de cultureclic (mi-février), quelques applis qui vont changer notre relation à notre environnement, et le rendre clicable, petit tour des innovations numériques et des lauréats 2010 :

TAT Augmented ID

Augmented ID, de l’entreprise TAT, spécialisée dans les interfaces, est une application pour Smartphone basée sur le principe de la réalité augmentée. Le téléphone reconnaît un visage, y associe les contenus personnels présents dans les réseaux sociaux que l’individu a choisi de partager, et les superpose sur l’écran.

En d’autres termes, apparaît sur le téléphone un nuage de tags qui révèlent la carte d’identité virtuelle de l’autre, voire des dossiers que ses interlocuteurs peuvent télécharger directement.

Autre bel exemple, Layar, ou l’explosion des applications de réalité augmentée

Layar est le premier navigateur mobile avec une application de réalité augmentée intégrée qui permet de superposer des contenus virtuels au monde réel. Disponible sur Androïd et sur iPhone, l’application Layar rend accessible des contenus et des données en surimpression sur la vue offerte par la caméra vidéo du téléphone.

Conçu aux Pays-Bas sur le mode de l’open source, Layar bénéficie du support de nombreux développeurs à travers le monde, permettant l’émergence d’un « écosystème » d’applications. L’une des premières applications de Layar se trouve dans le domaine de l’immobilier en France. Avec ces nouveaux usages issus de la réalité augmentée, la vie réelle va s’enrichir d’une couche d’informations accessible partout et à tout moment.

Un grand bravo à ces Netexplorateurs du futur et à Thierry Happe, patron du Forum !

La Plage de Calais, à marée basse, des poissardes récoltant des appâts (détail)

Turner, 1830

Turner et ses peintres @ Grand Palais : une exposition organisée par la Réunion des musées nationaux, le musée du Louvre, Paris, la Tate Britain, Londres et le Musée du Prado, Madrid.

Elle a été présentée à la Tate, Londres du 23 septembre 2009 au 31 janvier 2010, présentée ensuite au musée du Prado, Madrid du 22 juin au 19 septembre 2010.

La profonde singularité du peintre de paysages britannique J.M.W. Turner (1775-1851) s’est nourrie de son dialogue avec la peinture tant des maîtres anciens que des ses contemporains tout au long de sa très longue carrière. Ce dialogue, souvent inquiet, pointilleux, volontiers compétitif mais toujours fécond, a nourri le parcours exigeant du peintre. Dès ses débuts, au milieu des années 1790, Turner se montre un aquarelliste particulièrement doué et ambitieux rivalisant avec les plus grands de ses contemporains (dont son ami Thomas Girtin (1775-1802) mais aussi avide de maîtriser la technique picturale en s’inspirant du paysagiste gallois Richard Wilson (1713-1782) et en visitant les premières collections privées britanniques qui, en l’absence de musée, détiennent les œuvres des maîtres anciens que Turner brûle d’égaler.
Tout jeune encore, il fond en larmes devant un tableau de Claude le Lorrain (1600-1682), désespérant de faire aussi bien. Remarqué par ses pairs, il expose très jeune à la Royal Academy et joue volontiers à l’émulation avec ses contemporains tant peintres qu’aquarellistes. Son ambition impérieuse, le pousse à sans cesse étendre le vaste champ de ses connaissances artistiques et de ses champs d’investigation : aquarelles topographiques, marines, paysages classiques, paysages fantastiques, voire scènes de genre ou peintures d’histoires. La variété de ce parcours s’appuie sur la variété des références que cet avide génie sait rassembler.

Appliquant d’abord fidèlement les méthodes de la jeune tradition des aquarellistes anglais, Turner aborde la peinture en suivant avec application l’exemple des paysagistes hollandais rembranesques dans une gamme chromatique sombre et encore restreinte. L’exemple stimulant et déjà classique de son grand devancier Richard Wilson l’engage vers le tournant du siècle à entreprendre des paysages classicisants de plus grande ampleur et de coloris plus soutenu. Il étudie en parallèle, avec déférence et bientôt la volonté d’en découdre, l’art des grands paysagistes actifs en Italie au XVIIe siècle : Salvatore Rosa (1615-1673) et Nicolas Poussin (1596-1665). Loin de pasticher ces grands modèles, Turner bouscule d’un souffle puissant et tempétueux la perfection de leurs harmonieuses compositions en inaugurant presque la magistrale tradition du paysage fantastique britannique avec Le Déluge (1805, Tate) directement inspiré du tableau éponyme de Nicolas Poussin (1664, Louvre).

L’exposition propose pour leur confrontation, ses quelques tentatives dans le domaine de la peinture d’histoire (Sainte famille de 1803, collection de la Reine, ou Vénus et Adonisvers 1805, collection privée) qui se nourrissent d’un chromatisme plus riche et plus soutenu fécondé par l’étude de Titien (vers 1490-1576) (La Vierge au lapin vers 1530, Louvre) et de Claude. Ses petites peintures de figures rivalisent à la fois avec des maîtres méconnus à l’époque tels Watteau (1684-1721) (Ce que vous voudrez !, 1822, Williamstown, Clark Institute) ou ses rivaux les plus célèbres tels David Wilkie (1785-1841). Le dialogue fructueux avec les paysagistes de la génération suivante, Bonington (1802-1828) (Scène de la côte française avec des pêcheurs de 1826, tate) et Constable (1776-1837) (L’inauguration du pont de Waterloo, 1829, Tate) vont exalter encore la liberté de touche et de ton de Turner (La plage de Calais, 1830, Bury Art Gallery ou Le Bateau échoué vers 1828, Tate). _ Après 1820, la découverte de Venise (Venise vue du porche de la Madone de la Salute, 1835, New York, Metropolitan Museum) et l’approfondissement de l’étude de Claude Lorrain portent les compositions de Turner vers un très grand raffinement chromatique et une maîtrise des compositions à plans multiples et vaporeux (Palestrina Composition, 1828, Tate). L’exposition permettra à ce titre, comme Turner l’avait lui-même souhaité, de confronter un de ses plus complexes chefs d’œuvre, Le Déclin de l’empire carthaginois (1817, Tate) avec deux des visions magnifiques de Claude Lorrain qui l’ont inspirée : Le Port de mer au soleil couchant (Louvre, 1639) etLe Débarquement de Cléopâtre à Tarse (Louvre).
C’est par la confrontation exigeante et sans arrêt provoquée avec ses peintres de prédilection que Turner a construit son affranchissement, sa sidérante liberté de peindre portée à son apogée dans sa dernière décennie d’activité (Tempête de neige, bateau à vapeur au large d’un port, 1842, Londres, Tate).

L’exposition « Turner et ses peintres » retrace et illustre cette construction de la vision de Turner, riche de rencontres multiples, fortuites ou provoquées, mais toujours opportunes et fécondes, tout au long de sa remarquable carrière. Elle rassemble près de 100 tableaux et œuvres graphiques (études, gravures) provenant de grandes collections britanniques et américaines, des musées du Louvre, du Prado, et de Londres.

source : rmn.fr

L’Espagne assure à partir du 1er janvier 2010 la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.

Une première priorité du programme sera la promotion de l’Europe des citoyens, ainsi que la consolidation de l’Europe sociale. La Présidence espagnole envisage de jouer un rôle clé dans la reconnaissance des droits des citoyens, de l’égalité des sexes, ainsi que dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la promotion de l’Agenda social, tout comme dans le lancement d’une initiative pour la croissance et l’emploi de la société européenne de l’information. Dans ce contexte, l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en 2010 offrira des occasions pour une meilleure visibilité des meures prises à cet égard.

Deuxième point fort sur l’agenda espagnol sera la sortie de la crise financière et économique, la relance de l’emploi et d’une Europe plus compétitive, tout comme la redéfinition de la stratégie de Lisbonne. Afin de garantir les conditions pour une croissance durable, la Présidence espagnole s’engagera à coordonner les travaux du Conseil en se concentrant sur la poursuite des plans de relance, ainsi que sur le développement de stratégies de sortie appropriées et des réformes structurelles tout en veillant à l’application du pacte de stabilité et de croissance. À ce sujet, la stratégie UE 2020 post-Lisbonne sera une pièce centrale des priorités espagnoles dans le domaine économique. L’objectif d’établir une surveillance du système financier sera également parmi les points saillants du programme espagnol.

Ensuite, un troisième domaine central des priorités de la Présidence sera la politique étrangère de l’Union européenne et la promotion des valeurs communes à l’extérieur. Sous le nouveau traité de Lisbonne, l’UE aura à sa disposition de nouveaux instruments en matière de politique étrangère et la Présidence espagnole envisage de les employer de façon à garantir une plus grande cohésion des politiques européennes. Ainsi l’établissement du nouveau Service européen d’action extérieure (SEAE) et son bon fonctionnement figureront parmi les grands défis de la Présidence. En ce qui concerne les priorités politiques au niveau international, l’Espagne souhaite se concentrer sur deux domaines particuliers, à savoir le renforcement des relations avec les pays du Maghreb, ainsi que la revitalisation des relations transatlantiques, tant avec les États-Unis qu’avec l’Amérique latine et les Caraïbes. En ce qui concerne les relations avec le Maghreb, un premier sommet UE-Maroc est envisagé, tout comme des négociations en vue d’un accord-cadre UE-Libye, l’amélioration de l’accord d’association avec la Tunisie et la conclusion d’un accord d’association énergétique UE-Algérie. Par ailleurs, un sommet UE-Russie est également prévu pour le premier semestre 2010 lors duquel la conclusion d’un accord d’association et de coopération est envisagée.

Finalement, une quatrième priorité de la Présidence espagnole sera le renforcement de l’espace de liberté, de sécurité et de justice au sein de l’Union, l’objectif étant d’établir un modèle européen de sécurité intérieure englobant les domaines de la sécurité, de l’immigration et de l’asile, ainsi que de la coopération judiciaire et policière. Autres dossiers auxquels la Présidence consacrera son attention seront le changement climatique et la sécurité énergétique de l’UE.

Le choix du logo commun  à la présidence qui sera partagée par l’Espagne, la Belgique et la Hongrie de Janvier 2010 à juin 2011 a été créé par Antoine DURIEUX, étudiant en Graphisme (diplômé en juin 2009).
Ce logo représente par l’aspect délié de ses lettres inclinées le dynamisme des trois pays. Les lettres E et U sont liées comme le sont les pays au sein de cette présidence en trio. Chaque déclinaison du logo reprend les couleurs du drapeau national mais se réfère à l’unité et la solidarité par l’ajout du mot trio en exposant.
Les lettres E et U apparaissent comme écrites à la main. Tous les citoyens Européens sont invités à se réapproprier le projet européen. Une dynamique qui est renforcée par l’exposant trio.

Le site web de la Présidence espagnole : http://www.eu2010.es/fr/index.html?idioma=fr

The wall

Atelier Europe Wall

A l’occasion du 20ème anniversaire de la Chute du Mur, l’Atelier Europe publie une excellente tribune :

Si de toute l’histoire du continent européen, on ne devait retenir que dix images, celle de la chute du mur de Berlin et des milliers d’Allemands de l’Est passant à l’Ouest en ferait partie. Au côté de quelques autres, elle symbolise l’aspiration irréductible à la liberté. Le mur de Berlin qui tombe, c’est la fin d’une époque qui commence. Un choc géopolitique immense qui redistribua les cartes du monde, comparable de par son ampleur à la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, qui mit fin au Moyen-âge et ouvrit la voie de la Renaissance. Mikhaïl Gorbatchev dira plus tard « qu’en 1989, l’histoire est sortie de ses gonds ».

L’article complet ici.

erb_české_království

Le 28 octobre, un des préludes à la chute du régime communiste

Peu de fêtes ont subi autant de péripéties que le 28 octobre, date de la création de l’Etat tchécoslovaque indépendant dont nous fêtons ce mercredi le 91e anniversaire. Cette fête a été interdite de célébration par les nazis, puis par les communistes qui l’ont rebaptisé Journée de nationalisation en signe de contestation du caractère démocratique de la première République de Tomáš Garrigue Masaryk. Un 28 octobre qui restera dans l’histoire est celui de 1988 : en dépit des interdictions, une commémoration massive est alors organisée dans le centre de Prague, devenant un des préludes à la chute du régime communiste, dont 20 ans se seront écoulés, le 17 novembre prochain.

Le 28 octobre 1988, fin d’après-midi, place Venceslas : quelques 5000 personnes selon Radio Europe libre, et 2000 selon les médias officiels, sont réunies, formant un rassemblement non autorisé célébrant le 70e anniversaire de la création de l’Etat tchécoslovaque indépendant par Tomáš Garrigue Masaryk. En 1975, le 28 octobre est rayé des calendriers comme jour férié. Seulement un an avant sa fin, en 1988, au moment où elle est confrontée à des pressions intérieures et extérieures croissantes, la direction communiste recréé le 28 octobre comme Jour de l’indépendance de la Tchécoslovaquie.

Rassemblés près de la statue Saint Venceslas, les participants à la célébration scandent alors des slogans comme « Masaryk », « liberté, » et chantent l’hymne national. Leur action, durement réprimée par la police, devient une des premières manifestations qui précipiteront la chute du régime, 13 mois plus tard… Une centaine de personnes sont arrêtées, le 28 octobre 1988 à Prague. Epilogue de l’intervention policière : la condamnation, deux ans plus tard, du numéro un du comité pragois du PCT Miroslav Štěpán, pour avoir donné l’ordre d’employer des canons à eau et des grenades lacrymogènes pour disperser les participants au rassemblement.

Les archives sonores de la Télévision tchèque conservent l’enregistrement de ce 28 octobre, il y a 21 ans à Prague. Il montre la façon dont les médias informaient ou plutôt désinformaient l’opinion publique. L’indicatif du journal et la voix de l’animateur sont typiques des années 1980 :

« Un jour férié donne toujours l’occasion de faire une promenade tranquille, de visiter le théâtre, l’exposition, ou tout simplement de sa balader dans les rues…Voilà l’image de la ville que nos caméra ont capté cet après-midi sur la place Venceslas. Or, le déroulement solennel de ce jour férié a été perturbé en fin d’après-midi par quelques 2000 personnes. »

« Parmi elles, il y avait des éléments criminels. Les organisateurs de la manifestation ont également abusé de la jeunesse présente. Puisque les appels à stopper cette action non autorisée n’ont pas été pas respectés, les organes de la Sécurité publique ont procédé à sa liquidation radicale. L’action des ennemis internes du socialisme et des éléments déclassés a été longuement préparée à l’avance, avec le soutien des centres antisocialistes et de ceux de l’émigration à l’étranger, et elle a été propagée par des radios occidentales dont Voix d’Amérique et Europe libre. »

Dans le courant de l’année 1988, des événements jusqu’alors impensables se produisent dans une Tchécoslovaquie enfermée et isolée du reste du monde : Le 25 mars, à Bratislava, une marche dite des bougies pour les libertés religieuses et civiques. Le 10 décembre, un rassemblement, le premier officiellement autorisé par le régime, a lieu à l’occasion du 40e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme. Le régime autorise sa tenue hors du centre-ville, sur la place Škroup, dans le quartier de Žižkov. La veille, le président de la République française, François Mitterrand, invitait pour un petit-déjeuner historique une dizaine de dissidents tchécoslovaques dont Václav Havel au palais Buquoy, siège de l’ambassade de France à Prague.

Vont suivre, dans l’ordre chronologique, la semaine dite de Palach, du 15 au 20 janvier 1989, qualifiée de la plus importante crise du régime normalisateur. Pour la première fois, la police recourt à la méthode de « déportation » de détenus loin derrière les frontières de la capitale. En juin 1989, le manifeste « Quelques phrases » est signé par plus de 30 000 personnes. Le 28 octobre 1989, des canons à eux et des grenades lacrymogènes sont à nouveau déployés dans le centre de Prague contre près de 3000 manifestants dont environ un dixième seront arrêtés, y compris une vingtaine de ressortissants étrangers.

La fête de la création de la Tchécoslovaquie, le 28 octobre, est à l’origine de la commémoration organisée le 17 novembre 1989 à Albertov, en hommage à Jan Opletal, étudiant en médecine mortellement blessé par les nazis lors d’une commémoration du 28 octobre en 1939, justement. Leur action exprimant le mécontentement avec le régime est brutalement réprimée par les policiers et marquera la fin du communisme en Tchécoslovaquie.

Nous l’avons dit au début, la fête du 28 octobre a subi de maintes péripéties reflétant l’évolution politique du pays dès sa naissance, en 1918. Ainsi, depuis 1994, le 28 octobre fête la création d’un Etat qui n’existe plus depuis le divorce à l’amiable des Tchèques et des Slovaques, en 1993. La République tchèque a gardé cette date comme fête nationale, en mémoire et par respect vis-à-vis du fondateur de la première République tchécoslovaque libre et démocratique, Tomáš Garrigue Masaryk. Les archives radiophoniques nous permettent d’écouter sa voix, lorsqu’il parle de la démocratie en tant que principe fondamental :

Tomáš Garrigue Masaryk « La démocratie n’est pas qu’une forme de l’Etat, elle est aussi une méthode pour l’ensemble de la vie publique et privée. C’est une conception de vie. Le principe de la démocratie, c’est l’entente des hommes, l’amour, l’humanité. Pour qu’elle soit menée avec succès, la politique intérieure et extérieure suppose un consentement des citoyens sur les opinions essentielles, sur les orientations principales des actes politiques. L’Etat, ce n’est pas qu’un mécanisme. La politique n’est pas qu’une technique d’administration et de diplomatie habile. L’Etat est une union de citoyens sur les bases intellectuelles, rationnelles et morales. L’Etat a un sens plus profond que cela puisse paraître, à l’extérieur, dans le mélange de ses différentes activités politiques. L’Etat a un sens spirituel, un sens moral. »

source : radio Prague

28rijen1918

saison Turquie

Du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010, la Turquie sera l’invitée de la France avec la Saison de la Turquie en France. Plus de 400 événements culturels, économiques et intellectuels permettront de découvrir l’effervescence, la jeunesse et la modernité de ce pays, trop méconnu en France et souvent réduit à de faux clichés. Préparée en étroite collaboration par la Fondation pour la Culture et les Arts d’Istanbul (IKSV) et Culturesfrance, sous l’égide des Ministères des Affaires Etrangères et des Ministères de la Culture des deux pays, la Saison de la Turquie en France aura également à cœur de témoigner auprès du public, des liens historiques et vivants unissant la France et la Turquie, marqués par une amitié renouvelée remontant au XVIème siècle.

Faisant écho au succès du « Printemps Français » organisé dans différentes villes turques en 2006, cette Saison se donne pour mission d’encourager les échanges et le tourisme culturel mais aussi les coopérations entre les institutions culturelles et artistiques et les organisations non gouvernementales turques et françaises. Parallèlement, elle ambitionne de favoriser les interactions à tous niveaux en vue de renforcer et de pérenniser le dialogue en matière de coopération éducative, scientifique et académique, ainsi que dans le domaine économique.

Avec sa population parmi les plus jeunes et dynamiques du monde, la Turquie se définit non seulement avec sa richesse patrimoniale et historique mais aussi avec son dynamisme créatif, son évolution sociale et sa structure à multiples facettes. La programmation de la Saison de la Turquie en France vise à refléter toute la diversité de sa culture en soulignant la volonté de changement et d’ouverture d’une Turquie mosaïque et mettre en exergue l’apport de la Turquie à la culture européenne.

De nombreux événements seront organisés dans les grandes villes comme Paris, Lille, Marseille, Lyon, Strasbourg et Bordeaux mais également sur l’ensemble du territoire français. Des expositions patrimoniales, d’art contemporain, d’architecture et de photographie ; des spectacles de théâtre, de danse et d’arts de la rue ; des concerts de musique classique et contemporaine ; des événements célébrant le cinéma, des débats d’idées, des projets de coopération éducative et de nombreuses manifestations littéraires auront lieu durant toute la Saison.

Autour de cette programmation artistique, la Saison de la Turquie en France propose un volet économique très développé avec de nombreuses manifestations impliquant des entreprises des deux pays. Enfin, souhaitant promouvoir les rencontres, les contacts, les discussions et des échanges plus prolongés, de grands débats d’idées et débats universitaires tenteront de faire le point sur les processus de démocratisation, les médias, le développement économique et social ou encore les enjeux géopolitiques qui se posent à la Turquie contemporaine. De sorte que tout au long de cette Saison, le public français comprenne et découvre les multiples et passionnantes facettes de ce pays.

La Saison de la Turquie en France se poursuivra bien au- delà de mars 2010 grâce aux nombreuses collaborations artistiques franco-turques qui seront programmées à Istanbul, capitale européenne de la culture en 2010 et à Marseille, capitale européenne de la culture en 2013.

Le programme : http://www.saisondelaturquie.fr/

Byzance à Istanbul

scarborough_fair_canticle

Scarborough Fair

The history of Scarborough and its fair

This English folk song dates back to late medieval times, when the seaside resort of Scarborough was an important venue for tradesmen from all over England. Founded well over a thousand years ago as Skarthaborg by the norman Skartha, the Viking settlement in North Yorkshire in the north-west of England became a very important port as the dark ages drew to a close.

Scarborough Fair was not a fair as we know it today (although it attracted jesters and jugglers) but a huge forty-five day trading event, starting August 15th, which was exceptionally long for a fair in those days. People from all over England, and even some from the continent, came to Scarborough to do their business. As eventually the harbour started to decline, so did the fair, and Scarborough is a quiet, small town now.

The history of the song

In the middle ages, people didn’t usually take credit for songs or other works of art they made, so the writer of Scarborough Fair is unknown. The song was sung by bards (or shapers, as they were known in medieval England) who went from town to town, and as they heard the song and took it with them to another town, the lyrics and arrangements changed. This is why today there are many versions of Scarborough Fair, and there are dozens of ways in which the words have been written down.

The lyrics

The following lyrics comprise most of the more well-known verses as they are commonly sung. A small handful of them were sung by Paul Simon and Art Garfunkel on their 1966 album ‘Parsley, sage, rosemary and thyme,’ which popularised the song. Paul Simon learned the song from Martin Carthy, a famous folk singer in the UK, while he was on tour there. Despite using his arrangement of the song, Simon didn’t even mention Carthy´s name in the credits of the album.

Are you going to Scarborough Fair?
Parsley, sage, rosemary and thyme
Remember me to one who lives there
For once she was a true love of mine

Have her make me a cambric shirt
Parsley, sage, rosemary and thyme
Without no seam nor fine needle work
And then she’ll be a true love of mine

Tell her to weave it in a sycamore wood lane
Parsley, sage, rosemary and thyme
And gather it all with a basket of flowers
And then she’ll be a true love of mine

Have her wash it in yonder dry well
Parsley, sage, rosemary and thyme
where water ne’er sprung nor drop of rain fell
And then she’ll be a true love of mine

Have her find me an acre of land
Parsley, sage, rosemary and thyme
Between the sea foam and over the sand
And then she’ll be a true love of mine

Plow the land with the horn of a lamb
Parsley, sage, rosemary and thyme
Then sow some seeds from north of the dam
And then she’ll be a true love of mine

Tell her to reap it with a sickle of leather
Parsley, sage, rosemary and thyme
And gather it all in a bunch of heather
And then she’ll be a true love of mine

If she tells me she can’t, I’ll reply
Parsley, sage, rosemary and thyme
Let me know that at least she will try
And then she’ll be a true love of mine

Love imposes impossible tasks
Parsley, sage, rosemary and thyme
Though not more than any heart asks
And I must know she’s a true love of mine

Dear, when thou has finished thy task
Parsley, sage, rosemary and thyme
Come to me, my hand for to ask
For thou then art a true love of mine

Explanations of the lyrics

The narrator of the song is a man who was jilted by his lover. Although dealing with the paradoxes he sees himself posed to in a very subtle and poetic manner, this was a folk song and not written by nobles. The courtly ideal of romantic love in the middle ages, practised by knights and noblemen, was loving a lady and adoring her from a distance, in a very detached manner. There was hardly a dream and sometimes not even a wish that such love could ever be answered.

As a version of the song exists which is set in Whittington Fair and which is presumed to be equally old, it is puzzling why the lieu d’action of the song eventually became reverted to Scarborough. A possible explanation is that this is a hint from the singer to his lover, telling how she went away suddenly without warning or reason. Scarborough was known as a town where suspected thieves or other criminals were quickly dealt with and hung on a tree or à la lanterne after some form of street justice. This is why a ‘Scarborough warning’ still means ‘without any warning’ in today’s English. This would also account for the absence of any suggestion of a reason for her departure, which could mean either that the singer doesn’t have a clue why his lady left, or perhaps that these reasons are too difficult to explain and he gently leaves them out.

The writer goes on to assign his true love impossible tasks, to try and explain to her that love sometimes requires doing things which seem downright impossible on the face of it. The singer is asking his love to do the impossible, and then come back to him and ask for his hand. This is a highly unusual suggestion, because in those days it was a grave faux-pas to people from all walks of life for a lady to ask for a man’s hand. Yet it fits in well with the rest of the lyrics, as nothing seems to be impossible in the song.

The meaning of parsley, sage, rosemary and thyme

The herbs parsley, sage, rosemary and thyme, recurring in the second line of each stanza, make up for a key motive in the song. Although meaningless to most people today, these herbs spoke to the imagination of medieval people as much as red roses do to us today. Without any connotation necessary, they symbolize virtues the singer wishes his true love and himself to have, in order to make it possible for her to come back again.

lune-1969-Armstrong-moon

Le 20 juillet 1969, à 21h17 (heure française), le module lunaire Eagle de la mission Apollo XI se pose sur la Lune. L’astronaute Neil Armstrong annonce : «Houston, ici la base de la Tranquillité. L’Aigle a atterri».

David Bowie a une lecture originale de l’évènement, avec Space Oddity. La chanson est utilisée comme générique pour les émissions de la BBC consacrées à la mission Apollo.

V1 très « planante » :

V2 plus folk, mais tout aussi vintage :

Enjoy…

david-bowie

salon du Bourget

Né en 1909, le Salon de l’Aéronautique et de l’Espace – Paris Le Bourget, connu sous le nom du Salon du Bourget, souffle pour sa 48ème édition (du 15 au 21 juin) ses 100 bougies.

Ce rendez-vous biennal a permis aux professionnels mais aussi public d’admirer au fil des années et des innovations les plus beaux et les plus performants engins aériens.

C’est en 1908 que des constructeurs et inventeurs tels que Blériot, Breguet ou encore Voisin, « décident de donner un caractère industriel et commercial aux activités aéronautiques, considérées, jusque-là, comme un sport », expliquent les organisateurs. Ils créent alors la Chambre Syndicale de l’Industrie Aéronautique, puis un an plus tard, le premier Salon de la Locomotion Aérienne voit le jour au Grand Palais de Paris.

Le salon occupe le lieu durant 44 ans puis au vu du succès rencontré par la manifestation, les organisateurs sont contraints d’investir Le Bourget, pour permettre aux appareils aériens et spatiaux, de plus en plus nombreux, de déployer leurs ailes.

Depuis, tous les deux ans, professionnels français et étrangers et visiteurs du monde entier viennent admirer les derniers avions imaginés par les constructeurs et des démonstrations aériennes.

Photothèque ici.

Démonstration du Rafale, joyau de l’aviation militaire française :

Merci à Philippe WG pour son invitation !

Et si vous aussi, vous avez besoin de déplacer un Tupolev dans votre jardin :

helicoptere russe Tupolev

Just 100% addicted

Messages Plus Anciens »