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Atelier Europe Wall

A l’occasion du 20ème anniversaire de la Chute du Mur, l’Atelier Europe publie une excellente tribune :

Si de toute l’histoire du continent européen, on ne devait retenir que dix images, celle de la chute du mur de Berlin et des milliers d’Allemands de l’Est passant à l’Ouest en ferait partie. Au côté de quelques autres, elle symbolise l’aspiration irréductible à la liberté. Le mur de Berlin qui tombe, c’est la fin d’une époque qui commence. Un choc géopolitique immense qui redistribua les cartes du monde, comparable de par son ampleur à la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, qui mit fin au Moyen-âge et ouvrit la voie de la Renaissance. Mikhaïl Gorbatchev dira plus tard « qu’en 1989, l’histoire est sortie de ses gonds ».

L’article complet ici.

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Le 28 octobre, un des préludes à la chute du régime communiste

Peu de fêtes ont subi autant de péripéties que le 28 octobre, date de la création de l’Etat tchécoslovaque indépendant dont nous fêtons ce mercredi le 91e anniversaire. Cette fête a été interdite de célébration par les nazis, puis par les communistes qui l’ont rebaptisé Journée de nationalisation en signe de contestation du caractère démocratique de la première République de Tomáš Garrigue Masaryk. Un 28 octobre qui restera dans l’histoire est celui de 1988 : en dépit des interdictions, une commémoration massive est alors organisée dans le centre de Prague, devenant un des préludes à la chute du régime communiste, dont 20 ans se seront écoulés, le 17 novembre prochain.

Le 28 octobre 1988, fin d’après-midi, place Venceslas : quelques 5000 personnes selon Radio Europe libre, et 2000 selon les médias officiels, sont réunies, formant un rassemblement non autorisé célébrant le 70e anniversaire de la création de l’Etat tchécoslovaque indépendant par Tomáš Garrigue Masaryk. En 1975, le 28 octobre est rayé des calendriers comme jour férié. Seulement un an avant sa fin, en 1988, au moment où elle est confrontée à des pressions intérieures et extérieures croissantes, la direction communiste recréé le 28 octobre comme Jour de l’indépendance de la Tchécoslovaquie.

Rassemblés près de la statue Saint Venceslas, les participants à la célébration scandent alors des slogans comme « Masaryk », « liberté, » et chantent l’hymne national. Leur action, durement réprimée par la police, devient une des premières manifestations qui précipiteront la chute du régime, 13 mois plus tard… Une centaine de personnes sont arrêtées, le 28 octobre 1988 à Prague. Epilogue de l’intervention policière : la condamnation, deux ans plus tard, du numéro un du comité pragois du PCT Miroslav Štěpán, pour avoir donné l’ordre d’employer des canons à eau et des grenades lacrymogènes pour disperser les participants au rassemblement.

Les archives sonores de la Télévision tchèque conservent l’enregistrement de ce 28 octobre, il y a 21 ans à Prague. Il montre la façon dont les médias informaient ou plutôt désinformaient l’opinion publique. L’indicatif du journal et la voix de l’animateur sont typiques des années 1980 :

« Un jour férié donne toujours l’occasion de faire une promenade tranquille, de visiter le théâtre, l’exposition, ou tout simplement de sa balader dans les rues…Voilà l’image de la ville que nos caméra ont capté cet après-midi sur la place Venceslas. Or, le déroulement solennel de ce jour férié a été perturbé en fin d’après-midi par quelques 2000 personnes. »

« Parmi elles, il y avait des éléments criminels. Les organisateurs de la manifestation ont également abusé de la jeunesse présente. Puisque les appels à stopper cette action non autorisée n’ont pas été pas respectés, les organes de la Sécurité publique ont procédé à sa liquidation radicale. L’action des ennemis internes du socialisme et des éléments déclassés a été longuement préparée à l’avance, avec le soutien des centres antisocialistes et de ceux de l’émigration à l’étranger, et elle a été propagée par des radios occidentales dont Voix d’Amérique et Europe libre. »

Dans le courant de l’année 1988, des événements jusqu’alors impensables se produisent dans une Tchécoslovaquie enfermée et isolée du reste du monde : Le 25 mars, à Bratislava, une marche dite des bougies pour les libertés religieuses et civiques. Le 10 décembre, un rassemblement, le premier officiellement autorisé par le régime, a lieu à l’occasion du 40e anniversaire de la Déclaration des droits de l’homme. Le régime autorise sa tenue hors du centre-ville, sur la place Škroup, dans le quartier de Žižkov. La veille, le président de la République française, François Mitterrand, invitait pour un petit-déjeuner historique une dizaine de dissidents tchécoslovaques dont Václav Havel au palais Buquoy, siège de l’ambassade de France à Prague.

Vont suivre, dans l’ordre chronologique, la semaine dite de Palach, du 15 au 20 janvier 1989, qualifiée de la plus importante crise du régime normalisateur. Pour la première fois, la police recourt à la méthode de « déportation » de détenus loin derrière les frontières de la capitale. En juin 1989, le manifeste « Quelques phrases » est signé par plus de 30 000 personnes. Le 28 octobre 1989, des canons à eux et des grenades lacrymogènes sont à nouveau déployés dans le centre de Prague contre près de 3000 manifestants dont environ un dixième seront arrêtés, y compris une vingtaine de ressortissants étrangers.

La fête de la création de la Tchécoslovaquie, le 28 octobre, est à l’origine de la commémoration organisée le 17 novembre 1989 à Albertov, en hommage à Jan Opletal, étudiant en médecine mortellement blessé par les nazis lors d’une commémoration du 28 octobre en 1939, justement. Leur action exprimant le mécontentement avec le régime est brutalement réprimée par les policiers et marquera la fin du communisme en Tchécoslovaquie.

Nous l’avons dit au début, la fête du 28 octobre a subi de maintes péripéties reflétant l’évolution politique du pays dès sa naissance, en 1918. Ainsi, depuis 1994, le 28 octobre fête la création d’un Etat qui n’existe plus depuis le divorce à l’amiable des Tchèques et des Slovaques, en 1993. La République tchèque a gardé cette date comme fête nationale, en mémoire et par respect vis-à-vis du fondateur de la première République tchécoslovaque libre et démocratique, Tomáš Garrigue Masaryk. Les archives radiophoniques nous permettent d’écouter sa voix, lorsqu’il parle de la démocratie en tant que principe fondamental :

Tomáš Garrigue Masaryk « La démocratie n’est pas qu’une forme de l’Etat, elle est aussi une méthode pour l’ensemble de la vie publique et privée. C’est une conception de vie. Le principe de la démocratie, c’est l’entente des hommes, l’amour, l’humanité. Pour qu’elle soit menée avec succès, la politique intérieure et extérieure suppose un consentement des citoyens sur les opinions essentielles, sur les orientations principales des actes politiques. L’Etat, ce n’est pas qu’un mécanisme. La politique n’est pas qu’une technique d’administration et de diplomatie habile. L’Etat est une union de citoyens sur les bases intellectuelles, rationnelles et morales. L’Etat a un sens plus profond que cela puisse paraître, à l’extérieur, dans le mélange de ses différentes activités politiques. L’Etat a un sens spirituel, un sens moral. »

source : radio Prague

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saison Turquie

Du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010, la Turquie sera l’invitée de la France avec la Saison de la Turquie en France. Plus de 400 événements culturels, économiques et intellectuels permettront de découvrir l’effervescence, la jeunesse et la modernité de ce pays, trop méconnu en France et souvent réduit à de faux clichés. Préparée en étroite collaboration par la Fondation pour la Culture et les Arts d’Istanbul (IKSV) et Culturesfrance, sous l’égide des Ministères des Affaires Etrangères et des Ministères de la Culture des deux pays, la Saison de la Turquie en France aura également à cœur de témoigner auprès du public, des liens historiques et vivants unissant la France et la Turquie, marqués par une amitié renouvelée remontant au XVIème siècle.

Faisant écho au succès du « Printemps Français » organisé dans différentes villes turques en 2006, cette Saison se donne pour mission d’encourager les échanges et le tourisme culturel mais aussi les coopérations entre les institutions culturelles et artistiques et les organisations non gouvernementales turques et françaises. Parallèlement, elle ambitionne de favoriser les interactions à tous niveaux en vue de renforcer et de pérenniser le dialogue en matière de coopération éducative, scientifique et académique, ainsi que dans le domaine économique.

Avec sa population parmi les plus jeunes et dynamiques du monde, la Turquie se définit non seulement avec sa richesse patrimoniale et historique mais aussi avec son dynamisme créatif, son évolution sociale et sa structure à multiples facettes. La programmation de la Saison de la Turquie en France vise à refléter toute la diversité de sa culture en soulignant la volonté de changement et d’ouverture d’une Turquie mosaïque et mettre en exergue l’apport de la Turquie à la culture européenne.

De nombreux événements seront organisés dans les grandes villes comme Paris, Lille, Marseille, Lyon, Strasbourg et Bordeaux mais également sur l’ensemble du territoire français. Des expositions patrimoniales, d’art contemporain, d’architecture et de photographie ; des spectacles de théâtre, de danse et d’arts de la rue ; des concerts de musique classique et contemporaine ; des événements célébrant le cinéma, des débats d’idées, des projets de coopération éducative et de nombreuses manifestations littéraires auront lieu durant toute la Saison.

Autour de cette programmation artistique, la Saison de la Turquie en France propose un volet économique très développé avec de nombreuses manifestations impliquant des entreprises des deux pays. Enfin, souhaitant promouvoir les rencontres, les contacts, les discussions et des échanges plus prolongés, de grands débats d’idées et débats universitaires tenteront de faire le point sur les processus de démocratisation, les médias, le développement économique et social ou encore les enjeux géopolitiques qui se posent à la Turquie contemporaine. De sorte que tout au long de cette Saison, le public français comprenne et découvre les multiples et passionnantes facettes de ce pays.

La Saison de la Turquie en France se poursuivra bien au- delà de mars 2010 grâce aux nombreuses collaborations artistiques franco-turques qui seront programmées à Istanbul, capitale européenne de la culture en 2010 et à Marseille, capitale européenne de la culture en 2013.

Le programme : http://www.saisondelaturquie.fr/

Byzance à Istanbul

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Scarborough Fair

The history of Scarborough and its fair

This English folk song dates back to late medieval times, when the seaside resort of Scarborough was an important venue for tradesmen from all over England. Founded well over a thousand years ago as Skarthaborg by the norman Skartha, the Viking settlement in North Yorkshire in the north-west of England became a very important port as the dark ages drew to a close.

Scarborough Fair was not a fair as we know it today (although it attracted jesters and jugglers) but a huge forty-five day trading event, starting August 15th, which was exceptionally long for a fair in those days. People from all over England, and even some from the continent, came to Scarborough to do their business. As eventually the harbour started to decline, so did the fair, and Scarborough is a quiet, small town now.

The history of the song

In the middle ages, people didn’t usually take credit for songs or other works of art they made, so the writer of Scarborough Fair is unknown. The song was sung by bards (or shapers, as they were known in medieval England) who went from town to town, and as they heard the song and took it with them to another town, the lyrics and arrangements changed. This is why today there are many versions of Scarborough Fair, and there are dozens of ways in which the words have been written down.

The lyrics

The following lyrics comprise most of the more well-known verses as they are commonly sung. A small handful of them were sung by Paul Simon and Art Garfunkel on their 1966 album ‘Parsley, sage, rosemary and thyme,’ which popularised the song. Paul Simon learned the song from Martin Carthy, a famous folk singer in the UK, while he was on tour there. Despite using his arrangement of the song, Simon didn’t even mention Carthy´s name in the credits of the album.

Are you going to Scarborough Fair?
Parsley, sage, rosemary and thyme
Remember me to one who lives there
For once she was a true love of mine

Have her make me a cambric shirt
Parsley, sage, rosemary and thyme
Without no seam nor fine needle work
And then she’ll be a true love of mine

Tell her to weave it in a sycamore wood lane
Parsley, sage, rosemary and thyme
And gather it all with a basket of flowers
And then she’ll be a true love of mine

Have her wash it in yonder dry well
Parsley, sage, rosemary and thyme
where water ne’er sprung nor drop of rain fell
And then she’ll be a true love of mine

Have her find me an acre of land
Parsley, sage, rosemary and thyme
Between the sea foam and over the sand
And then she’ll be a true love of mine

Plow the land with the horn of a lamb
Parsley, sage, rosemary and thyme
Then sow some seeds from north of the dam
And then she’ll be a true love of mine

Tell her to reap it with a sickle of leather
Parsley, sage, rosemary and thyme
And gather it all in a bunch of heather
And then she’ll be a true love of mine

If she tells me she can’t, I’ll reply
Parsley, sage, rosemary and thyme
Let me know that at least she will try
And then she’ll be a true love of mine

Love imposes impossible tasks
Parsley, sage, rosemary and thyme
Though not more than any heart asks
And I must know she’s a true love of mine

Dear, when thou has finished thy task
Parsley, sage, rosemary and thyme
Come to me, my hand for to ask
For thou then art a true love of mine

Explanations of the lyrics

The narrator of the song is a man who was jilted by his lover. Although dealing with the paradoxes he sees himself posed to in a very subtle and poetic manner, this was a folk song and not written by nobles. The courtly ideal of romantic love in the middle ages, practised by knights and noblemen, was loving a lady and adoring her from a distance, in a very detached manner. There was hardly a dream and sometimes not even a wish that such love could ever be answered.

As a version of the song exists which is set in Whittington Fair and which is presumed to be equally old, it is puzzling why the lieu d’action of the song eventually became reverted to Scarborough. A possible explanation is that this is a hint from the singer to his lover, telling how she went away suddenly without warning or reason. Scarborough was known as a town where suspected thieves or other criminals were quickly dealt with and hung on a tree or à la lanterne after some form of street justice. This is why a ‘Scarborough warning’ still means ‘without any warning’ in today’s English. This would also account for the absence of any suggestion of a reason for her departure, which could mean either that the singer doesn’t have a clue why his lady left, or perhaps that these reasons are too difficult to explain and he gently leaves them out.

The writer goes on to assign his true love impossible tasks, to try and explain to her that love sometimes requires doing things which seem downright impossible on the face of it. The singer is asking his love to do the impossible, and then come back to him and ask for his hand. This is a highly unusual suggestion, because in those days it was a grave faux-pas to people from all walks of life for a lady to ask for a man’s hand. Yet it fits in well with the rest of the lyrics, as nothing seems to be impossible in the song.

The meaning of parsley, sage, rosemary and thyme

The herbs parsley, sage, rosemary and thyme, recurring in the second line of each stanza, make up for a key motive in the song. Although meaningless to most people today, these herbs spoke to the imagination of medieval people as much as red roses do to us today. Without any connotation necessary, they symbolize virtues the singer wishes his true love and himself to have, in order to make it possible for her to come back again.

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Le 20 juillet 1969, à 21h17 (heure française), le module lunaire Eagle de la mission Apollo XI se pose sur la Lune. L’astronaute Neil Armstrong annonce : «Houston, ici la base de la Tranquillité. L’Aigle a atterri».

David Bowie a une lecture originale de l’évènement, avec Space Oddity. La chanson est utilisée comme générique pour les émissions de la BBC consacrées à la mission Apollo.

V1 très “planante” :

V2 plus folk, mais tout aussi vintage :

Enjoy…

david-bowie

salon du Bourget

Né en 1909, le Salon de l’Aéronautique et de l’Espace – Paris Le Bourget, connu sous le nom du Salon du Bourget, souffle pour sa 48ème édition (du 15 au 21 juin) ses 100 bougies.

Ce rendez-vous biennal a permis aux professionnels mais aussi public d’admirer au fil des années et des innovations les plus beaux et les plus performants engins aériens.

C’est en 1908 que des constructeurs et inventeurs tels que Blériot, Breguet ou encore Voisin, “décident de donner un caractère industriel et commercial aux activités aéronautiques, considérées, jusque-là, comme un sport”, expliquent les organisateurs. Ils créent alors la Chambre Syndicale de l’Industrie Aéronautique, puis un an plus tard, le premier Salon de la Locomotion Aérienne voit le jour au Grand Palais de Paris.

Le salon occupe le lieu durant 44 ans puis au vu du succès rencontré par la manifestation, les organisateurs sont contraints d’investir Le Bourget, pour permettre aux appareils aériens et spatiaux, de plus en plus nombreux, de déployer leurs ailes.

Depuis, tous les deux ans, professionnels français et étrangers et visiteurs du monde entier viennent admirer les derniers avions imaginés par les constructeurs et des démonstrations aériennes.

Photothèque ici.

Démonstration du Rafale, joyau de l’aviation militaire française :

Merci à Philippe WG pour son invitation !

Et si vous aussi, vous avez besoin de déplacer un Tupolev dans votre jardin :

helicoptere russe Tupolev

Just 100% addicted

Barbare_Magrittecrédit photo : ADAGP

Le 2 juin prochain, le public découvrira à Bruxelles un musée entièrement dédié au peintre surréaliste. Un écrin technologique qui veut lui rendre gloire et lisibilité.

Même si, sur la photo géante, René Magritte vous accueille en fermant les yeux, comme le faisait à ses séances de Photomaton la petite bande farceuse des surréalistes parisiens, l’heure n’est pas au sommeil. Sur la place Royale de Bruxelles, ce serait plutôt le réveil, la prise de conscience, la relecture d’une histoire de l’art, le temps de la réflexion. Il y a un an encore, la collection de Magritte des Musées royaux des beaux-arts de Belgique dormait, en naufragée d’une autre époque, cérébrale et subversive, dans le dédale tristounet des salles souterraines au plafond bas des années 1970.

Regrouper en famille dans un musée monographique les tableaux privés avec les tableaux publics, les tableaux flamands avec les wallons, les classer, les expliquer et les mettre en espace, c’est créer l’album d’un artiste plus complexe qu’un homme au chapeau melon (1898-1967). Voici donc un Belge à Paris, un surréaliste à Bruxelles, un amoureux fidèle d’une beauté aux yeux si clairs, un monsieur en veston devant son chevalet, un esprit fort et facétieux qui se moque des mots et fait des poèmes à l’aide de formes, un drôle d’artiste tour à tour peintre, graveur, sculpteur, photographe et cinéaste. Bref, un personnage qui remplit à lui seul l’hôtel Altenloh, pourtant néoclassique et imposant. Comme Van Gogh en son musée à Amsterdam, ou Paul Klee en son Zentrum à Berne.

musee MagritteCe jeune musée brasse avec science ce riche matériel qui le fait détenteur de la plus grande collection d’œuvres de Magritte au monde. Dans le sillage de Virginie Devillez, chef de projet, il raconte une vie d’avant-garde en 200 huiles, une cinquantaine de photos d’époque, une quinzaine d’objets inclassables comme les bouteilles peintes avec énigmes plastiques et person­nages, une centaine de documents d’archives – tracts, correspondance, manifestes, partitions – et près de 40 films dont huit sont diffusés, à raison de deux par palier, sous d’énormes abat-jour noirs. Parti pris didactique et vivant que de réunir allègrement toutes les facettes d’un héros national de l’art.

Première impression ? Elle est sombre, comme les cimaises au bleu ardoise, bleu nuit, agencées avec goût par Winston Spriet, le scénographe du musée, talent bien connu de la foire de Maastricht. Elle surprend par sa théâtralisation de la pénombre, où l’on ne voit plus que les œuvres et les mots de Magritte, gravés comme des maximes, insolentes et si vraies, sur les panneaux ignifugés rouge foncé. «L’idée était d’absorber le visiteur et le faire entrer dans un rêve, comme dans une salle de cinéma», explique Michel Draguet, directeur de ce «Musée Magritte Museum» au titre bilingue et politiquement correct. «C’est l’anti-“White Box”, si chère à l’art contemporain aujourd’hui, cet espace conceptuel où l’œuvre n’existe que dans un raisonnement linguistique.» Ici, pas question du classique «Circulez, il n’y a rien à voir». La peinture règne partout, en étrange Mélusine.

«Dans la mesure où mes tableaux sont valables, ils ne se prêtent pas à l’analyse», disait Magritte. La leçon du peintre se fait autrement, par diffusion via tous les pores, par immersion complète dans un singulier mental. Elle commence au dernier étage comme au nouveau MoMA de New York, du début sous influence à la fin pleine d’enseignement, des affiches alimentaires des Années folles au Domaine enchanté où vibrent L’Empire des lumières, les oiseaux bleus, les hommes sans visage et avec pomme verte. Elle suit les étapes de l’art comme un tour de Belgique : «La conquête du surréalisme» de 1898 à 1929 (La Lectrice soumise, 1928, ou La Réponse imprévue, 1933), puis «L’échappée belle» de 1930 à 1950 (Le Retour, 1940), et enfin «Le mystère à l’ouvrage», de 1951 à sa mort (Le Domaine d’Arnheim, 1962). Le visiteur plonge en apnée pendant deux heures.

source : le Figaro

L’occasion de se remémorer l’une des plus belle séquences de cinéma dédiée à Magritte… ;-)

logo Presidence suedoise UE 2009

A compter du 1er juillet, les suédois vont présider le Conseil de l’Union européenne.

Deux priorités sont à l’agenda de la présidence suédoise.

En premier lieu, la refonte et la remise à niveau des structures des marché financiers.

Des priorités économiques et sociales dans lesquelles le « modèle suédois » ne fait pas qu’une timide apparition. Le ministre des Finances estime que « des arguments de poids existent en faveur du modèle suédois », considéré comme célébrant « l’Etat providence ».

La régulation du système bancaire

Parmi les mesures que soutiendra la présidence suédoise, les bonus et les rémunération pratiquée dans le secteur bancaire, l’évaluation et la définition des risques du secteur et le renforcement de la surveillance financière et l’obligation faite aux banques de fournir des informations transparentes sur leurs activités.

La Suède souhaite établir une véritable coopération européenne au niveau économique. « Nous avons besoin de pouvoir compter sur le fort soutien de nos partenaires européens », a rappelé le ministre suédois.

Renforcer le Pacte de stabilité et de croissance

Deuxième point : la croissance sur le long terme. « Nous allons renforcer le Pacte de stabilité et de croissance, qui n’est pas assez fort pour remettre les gens sur le marché du travail, ainsi que la stratégie de Lisbonne », a-t-il annoncé.

La présidence suédoise devrait ainsi s’attaquer au chômage, qui, précise Anders Borg, devrait passer en Suède de 7 à 20% dans les années à venir. « L’expérience a montré qu’il était très long de faire redescendre le taux de chômage, et la magnitude du choc est très sévère pour l’Europe. »

Dans cette perspective sociale, l’Europe doit également faire face au vieillissement de la population, qui « exerce des pressions sur les finances publiques », a-t-il précisé.

source : Euractiv & le site de la Présidence suédoise de l’UE : se2009.eu

A propos du logo, quelques lumières sur un choix quelque peu “Superman”, voire Sony Ericsson, dénichées sur le site du gouvernement suédois :

The logo is the cornerstone of the visual identity. It represents light in different ways. The outside world associates Sweden with light as a natural phenomenon, for example the midnight sun and the northern lights. Light also has a symbolic meaning which corresponds well to the Presidency’s ambitions: ‘to bring into the light’ suggests openness and transparency. ‘To enlighten’ means to pass on knowledge and information.

The “S” set onto a globe can be interpreted as a stylised image of a beam of light: the globe is illuminated in such a way that the light is focused on the northern hemisphere, in roughly the location of Sweden.

bande-annonce du film

Après le succès de son livre « La Terre vue du Ciel », Yann Arthus-Bertrand met en image un hymne à la planète et à son fragile équilibre. A travers un voyage dans plus de 50 pays dans le monde entier, « HOME » a vocation à émerveiller, surprendre, interroger, inquiéter tout en laissant à chacun le soin d’en tirer les leçons et d’agir. « HOME » n’a pas d’objectif de profit et aura pour seul bénéfice de contribuer à la prise de conscience de notre responsabilité à l’égard de la planète.

La sortie mondiale du film aura lieu le 5 Juin 2009, Journée Mondiale de l’Environnement.

Afin de porter l’esprit du projet et de rendre ce film accessible au plus grand nombre, « HOME » sortira simultanément dans le monde entier sur tous les supports (Cinéma, TV, DVD, internet,…), gratuitement pour la majorité d’entre eux.

Une page sur Youtube permet déjà de se faire une idée de ce qui nous attend…

home-yann-arthus-bertrand-youtube

et je ne resiste pas à publier quelques clichés du film…

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source  : home-2009.com crédit photo yannarthusbertrand.org

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