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Archive for the ‘Vert is good !’ Category

Cet étrange géant de plus de cinquante mètres de hauteur veut devenir une plate-forme permanente d’observation des océans, pour accueillir des scientifiques dedans et dessous.

On ne peut parler de Sea Orbiter sans évoquer le Nautilus de 20.000 lieues sous les mers. D’ailleurs, ses concepteurs se disent eux-mêmes inspirés par l’aventure océanique imaginée par Jules Verne. Le but, cependant, n’est pas de combattre le reste de l’humanité mais d’offrir un lieu de travail aux océanographes pour des missions longues, de plus de trois mois, comme il n’en existe pas encore. L’idée s’inspire également d’une aventure plus récente, et véritable celle-là : la traversée de l’Atlantique par Jacques Piccard en 1969, qui avait dérivé avec le Gulf Stream durant un mois à bord du « mésoscaphe » Ben Franklin.

Malgré son allure de vaisseau spatial pour une BD japonaise, Sea Orbiter est en effet une plateforme flottante, qui peut se laisser dériver au gré des courants ou se maintenir à la même position géographique grâce à des moteurs électriques. Cette sorte de bateau vertical est plus haut (51 mètres) que long (10,35 m), pour une largeur de 6,12 mètres.

La plus grande partie (sur une hauteur de 31 m) est immergée. L’engin ne dépasse donc de la surface de l’eau que de 20 mètres. Sous l’eau, une plate-forme discoïdale de stabilisation contient les ballasts et les réserves de carburant et d’eau.

La coque comporte huit étages dont cinq se trouvent sous la surface. Une des originalités du projet, qui n’en manque pas, est que les deux niveaux les plus bas sont entièrement pressurisés. Les plongeurs peuvent donc y résider en permanence et aller et venir entre l’extérieur et leur lieu de vie. Au-dessus, l’équipe du projet promet des surfaces transparentes panoramiques pour admirer et étudier le monde sous-marin. A plus de cinq mètres de hauteur, le pont supérieur, élargi, abrite notamment la salle des machines, pour la mettre à l’abri des vagues. La coque, profilée, se prolonge encore vers le haut et supporte un poste de vigie à plus de treize mètres au-dessus de l’eau. Dix-huit personnes pourront vivre dans cet espace un peu hors du monde, dont huit « aquanautes » dans le secteur pressurisé.

Ce curieux engin est un projet longuement mûri, sous la houlette de Jacques Rougerie, un architecte atypique passionné depuis toujours par la mer. Entré à l’Académie des Beaux-Arts en mai 2009, ce « merrien », comme il se définit lui-même, a dessiné d’innombrables habitats sous la mer. On lui doit l’architecture du centre Nausicaa, à Boulogne-sur-mer, mais aussi l’extraordinaire projet de musée sous-marin à Alexandrie, en Egypte. Pour l’aventure Sea Orbiter, Jacques Rougerie s’est associé, entre autres, à Jacques Piccard, « savanturier » et « océanaute », descendu au fond de la fosse des Mariannes en 1960, et à Jean-Loup Chrétien, premier astronaute français dans l’espace.

Dans le comité d’éthique figurent aussi Dan Goldin, ancien administrateur de la Nasa, et Henri-Germain Delauze, président et fondateur de la Comex. Le projet a reçu le soutien de nombreux organismes, dont l’Ifremer, mais aussi du ministère de l’Ecologie.

Avec la possibilité de séjours de trois à six mois, au même endroit ou le long d’un courant océanique, la plate-forme Sea Orbiter constitue effectivement un laboratoire océanographique original, pour des missions que ne pourraient assurer ni un navire ni une plate-forme fixe. L’équipe et les institutions avec lesquelles elle collabore ont imaginé des familles de missions variées, suivi des peuplements et de la biodiversité, étude du climat, contrôle des pollutions diverses…

Pour l’instant, le projet est en cours. Une maquette a été testée au centre Marintek en Norvège pour vérifier sa tenue dans les vagues. L’équipe cherche encore des partenaires industriels mais projette la mise à l’eau pour 2013, en Méditerranée d’abord pour les premiers essais. La première mission, prévue en 2014, consistera, comme l’a fait Jacques Piccard il y a quarante ans, en une dérive au fil du Gulf Stream.

source : futura-sciences.com

site web du projet : http://www.seaorbiter.com/accueil

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bande-annonce du film

Après le succès de son livre « La Terre vue du Ciel », Yann Arthus-Bertrand met en image un hymne à la planète et à son fragile équilibre. A travers un voyage dans plus de 50 pays dans le monde entier, « HOME » a vocation à émerveiller, surprendre, interroger, inquiéter tout en laissant à chacun le soin d’en tirer les leçons et d’agir. « HOME » n’a pas d’objectif de profit et aura pour seul bénéfice de contribuer à la prise de conscience de notre responsabilité à l’égard de la planète.

La sortie mondiale du film aura lieu le 5 Juin 2009, Journée Mondiale de l’Environnement.

Afin de porter l’esprit du projet et de rendre ce film accessible au plus grand nombre, « HOME » sortira simultanément dans le monde entier sur tous les supports (Cinéma, TV, DVD, internet,…), gratuitement pour la majorité d’entre eux.

Une page sur Youtube permet déjà de se faire une idée de ce qui nous attend…

home-yann-arthus-bertrand-youtube

et je ne resiste pas à publier quelques clichés du film…

baie-phang-nga-thailande

fjord-unartoq-groenland

source  : home-2009.com crédit photo yannarthusbertrand.org

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(part 1)

Remarks of President Barack Obama

Hradčany Square
Prague, Czech Republic
April 5, 2009

Thank you for this wonderful welcome. Thank you to the people of Prague. And thank you to the people of the Czech Republic. Today, I am proud to stand here with you in the middle of this great city, in the center of Europe. And – to paraphrase one my predecessors – I am also proud to be the man who brought Michelle Obama to Prague.

I have learned over many years to appreciate the good company and good humor of the Czech people in my hometown of Chicago. Behind me is a statue of a hero of the Czech people – Tomas Masaryk. In 1918, after America had pledged its support for Czech independence, Masaryk spoke to a crowd in Chicago that was estimated to be over 100,000. I don’t think I can match Masaryk’s record, but I’m honored to follow his footsteps from Chicago to Prague.

For over a thousand years, Prague has set itself apart from any other city in any other place. You have known war and peace. You have seen empires rise and fall. You have led revolutions in the arts and science, in politics and poetry. Through it all, the people of Prague have insisted on pursuing their own path, and defining their own destiny. And this city – this Golden City which is both ancient and youthful – stands as a living monument to your unconquerable spirit.

When I was born, the world was divided, and our nations were faced with very different circumstances. Few people would have predicted that someone like me would one day become an American President. Few people would have predicted that an American President would one day be permitted to speak to an audience like this in Prague. And few would have imagined that the Czech Republic would become a free nation, a member of NATO, and a leader of a united Europe. Those ideas would have been dismissed as dreams.

We are here today because enough people ignored the voices who told them that the world could not change.

We are here today because of the courage of those who stood up – and took risks – to say that freedom is a right for all people, no matter what side of a wall they live on, and no matter what they look like.

We are here today because of the Prague Spring – because the simple and principled pursuit of liberty and opportunity shamed those who relied on the power of tanks and arms to put down the will of the people.

We are here today because twenty years ago, the people of this city took to the streets to claim the promise of a new day, and the fundamental human rights that had been denied to them for far too long. Sametová revoluce – the Velvet Revolution taught us many things. It showed us that peaceful protest could shake the foundation of an empire, and expose the emptiness of an ideology. It showed us that small countries can play a pivotal role in world events, and that young people can lead the way in overcoming old conflicts. And it proved that moral leadership is more powerful than any weapon.

That is why I am speaking to you in the center of a Europe that is peaceful, united and free – because ordinary people believed that divisions could be bridged; that walls could come down; and that peace could prevail.

We are here today because Americans and Czechs believed against all odds that today could be possible.

La suite

obama-prag

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carte-fonds-marins-martinique

source : http://www.cartemartinique.com

A l’occasion d’un voyage dans les Caraïbes, je vous livre une petite analyse de la carte des Fonds Marins en Martinique :

La carte des différents fonds marins de Martinique permet de mieux connaître les côtes martiniquaise dans l’eau et hors de l’eau :

La mangrove : La mangrove martiniquaise est (en général) présente dans les zones abritées avec un fond peu profond sur environ 6% du territoire martiniquais (soit 1800 hectares). C’est une vraie nurserie pour toutes les espèces de poissons, elle a donc un caractère vital pour la phone locale. La mangrove est composée d’arbres pouvant pousser dans une eau salée, ces arbres s’appellent des palétuviers. A contrario, ces mangroves empêchent toutes baignades, donc pas de grands centres hôteliers à proximité des mangroves. Il faut comprendre le rôle majeur que joue ces zones humides dans le développement des espèces locales, il faut donc les protéger et les respecter.

Les herbiers marins: Les herbiers de phanérogames (espèce: Thalassia testudinum et Syringodium filiforme) aident au développement de 65 espèces de poissons. C’est aussi dans ces herbiers que vit le célèbre oursin blanc qui est herbivore (chadron) ou encore les hippocampes de Martinique.

oursin-blanc

La Barrière de Corail : la barrière de corail martiniquaise est composée de coraux, de Gorgones et d’éponges. La présence d’une barrière de Corail sur tout le long de la côte sud-est (coté Atlantique et Alizés) permet d’avoir des côtes protégées de l’assaut des vagues (et donc de pouvoir se baigner dans toutes ces régions). On note depuis quelques années un blanchissement des coraux de Martinique (ce qui veut dire qu’ils meurent). Les chercheurs cherchent une solution pour enrayer le phénomène.

Bref, que du bonheur, mais à préserver !

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raie pastenague crédit photo : Pascal Peyrache

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